E-Réputation : marché & perspectives – Freelance Social Media Manager

E-Réputation : marché & perspectives – Freelance Social Media Manager
 
                                                                 

Aujourd’hui, je vais poser les questions suivantes : Qu’en est-il du marché réel du management de la e-réputation ? Quelles perspectives offre-t-il ? Réponse en un article (issu de mon MFE). e-réputation

Quelques chiffres qui parlent d’eux mêmes 🎱

En 2018, on ne dénombrait pas moins de 4,12 milliards d’internautes (54 % de la population mondiale) et 3,356 milliards d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux (44 % de la population mondiale). Concernant les français, 57,29 millions de la population disposait d’un accès à Internet (soit 88 %) pour 39 millions d’utilisateurs actifs (soit 58 % de la population). Par ailleurs, on recense aujourd’hui plus de 1.4 milliard de sites internet à travers le monde et 800 000 sites créés chaque jour. e-réputation

Ces chiffres appuient l’importance de la prise en compte de l’e-réputation dans la stratégie globale du succès d’une activité. Pourquoi? L’implémentation d’une stratégies spécifiques est bénéfique à tout point de vue car est au cœur d’un marché porteur distinct. Un besoin en communication ? Et si vous passiez par la case freelance ?e-réputation

Estimation du marché global et mondial de l’e-réputation français en 2010 et 2011

Pour cette partie, la recherche de data suffisamment récente s’est avérée particulièrement fastidieuse et après de nombreuses tentatives, nous avons abouti, à l’aide du moteur de recherche le plus utilisé l’estimation du marché global et mondial de l’e-réputation français en 2010 et 2011.

En effet, à partir du pourcentage d’augmentation obtenu (+70 %), entre l’année 2010 et 2011 durant laquelle le marché se chiffrait respectivement à 110M€ et 190M€ selon Digimind, nous avons choisi d’imputer cette augmentation aux années suivantes (soit une croissance de 80M€ par an), jusqu’à l’année 2019. 8 ans séparent 2011 et 2019, donc en multipliant cet indicateur par 80M€, nous aboutissons à une augmentation de 640M€. Montant que l’on impute aux 190M€ de départ ce qui nous permet d’aboutir à une estimation du marché français de la e-réputation s’élevant au minimum à 830M€ en 2019. e-réputation

Pour obtenir une estimation du marché mondial, ce sont cette fois ci-ci les années 2008 et 2011 qui vont nous servir de base de calcul. En 2011, le marché global s’élevait à 1,8 milliards de dollars ce qui représente 10,56 % du marché global. En sachant que l’état du marché en 2008 était à -15 % environ, équivalent à une estimation de 1,530 milliards de dollars pour cette année (2008). 

3 ans séparent 2008 et 2011, pour une augmentation moyenne de soit 270 M€ par période, et nous allons garder cette plage et l’appliquer jusqu’à 2020 (soit 3 fois 3 ans). Donc, en appliquant cette augmentation moyenne sur 3 fois 3 ans, on obtient 810 M€ (environ 898 millions de dollars).

Ce qui nous permet d’estimer le marché de 2020 pour l’e-réputation à hauteur de plus de 2,4 milliards de dollars. e-réputation

Un univers bien défini 🌍

Concernant son univers, comme mentionné dans le chapitre précédent, nous allons maintenant nous intéresser aux marchés des 3 termes prépondérants et relatifs à l’univers de la réputation en ligne : le SEO, le Community Management et la Veille.

Marché du SEO 

Concernant le SEO, les chiffres sont formels : l’industrie était valorisée à 65 milliards de dollars en 2017, 72 milliards de dollars en 2018 (+10,76 %) et atteindra la valeur de 79 milliards en 2020 (+9,72 %). L’augmentation moyenne de 10 % par an nous permet d’affirmer que le SEO est l’un des facteurs clés d’une réputation en ligne réussie. En effet, une première position sur Google engendre un taux de clic de 34,36 % sur desktops et 31,35 % sur mobiles.

Pourquoi parler de Google quand on évoque le SEO ? Il s’agit, dans un premier temps du moteur de recherche favori des marchés avec 79 % de part de marché en 2018 qui enregistre 68 0000 requêtes par secondes dans le monde (soit 5,875 milliards de recherches quotidiennes et 20 000 milliards par an). Ce qui génère 10 fois plus de trafic vers les sites et réseaux sociaux. e-réputation

Comme indiqué dans l’hypothèse précédemment émise, le SEO constitue l’un des facteurs clés d’une e-réputation réussie. Ce qui signifie qu’il marche de pair avec d’autres canaux et car considéré comme trop faible lorsqu’utilisé seul. Ce qui nous amène au Community Management, pour le canal médias sociaux.

Marché du Community Management

Pour ce nouveau métier, je me suis tourné vers les experts du domaine digital. Premier point intéressant : la répartition des métiers. En effet, grâce à une étude menée en 2018 par Le Blog du Modérateur*, nous apprenons que :

    • 53 % des community managers travaillent chez les annonceurs (dont 50 % de PME et 22 % de TPE)
    • 22 % sont en agences, 16 % exercent pour une institution publique, administration
    • les 9 % restant exercent en indépendant, en freelance

Les chiffres parlent d’eux même : il y a là une forte hypothèse d’un marché en forte croissance et pérenne. Cela offre aux entreprises un champs des possibles en termes de parts de marché à échelle nationale et/ou mondiale. Ce que l’infographie suivante chiffre la réalité d’un écosystème particulièrement faste 👇 e-réputation

Cette infographie nous permet à la fois d’apprécier les différents canaux de diffusion existants. Ces données sont essentielles à prendre en compte. Pourquoi ? Dans un environnement fortement concurrentiel, les entreprises peuvent tirer leur épingle du jeu. La gestion du service-client change également avec l’apparition des messageries instantanées. Une réalité à prendre en compte pour adapter au mieux sa stratégie afin d’impacter concrètement la perception des internautes. Une hypothèse que nous avons confronté à la réalité terrain à retrouver ici.

Marché du Social Media Listening

Enfin, la veille, ou le “Social Media Listening”, est le troisième marché auquel nous allons nous intéresser. Pour estimer ce qu’il représente, nous allons dans un premier temps rapidement énumérer les 5 types de veille identifiés :

● Veille d’e-réputation : corresponds au nombre de mentions de l’entreprise. Ces données quantitatives permettent de comprendre la perception des consommateurs et d’ajuster sa stratégie en conséquence.

● Veille de crise : grâce à l’utilisation d’outils spécifiques, les entreprises sont maintenant en mesure de surveiller toutes les mentions. Cela permet de détecter rapidement celles à caractère négatif, afin de faire preuve de réactivité cas échéant. L’anticipation est le meilleur moyen de limiter l’impact d’une crise.

 Veille concurrentielle : consiste à analyser la communication, les actualités et ce qui se dit sur la concurrence. Le but ? S’inspirer de leurs succès et échecs.

● Veille de tendances : identifier une tendance permet à l’entreprise de s’aligner dessus. Elle devra déterminer laquelle sera la plus pertinente en fonction de son positionnement.

● Veille de prospection : permets de découvrir de nouvelles opportunités (expressions type “quel outil choisir pour” ou “comment faire pour”). Le but ? Engager la communauté.

L’ensemble de ces veilles répondent à 3 objectifs mis en exergue par Jourdain C. en 2018 : observer, mesurer et comparer. e-réputation

Le marché reprend un second souffle. En effet, en 2018, Linkfluence, une startup française spécialisée dans le social listening, a annoncé avoir levé 18M€, afin d’améliorer ses technologies et faciliter son expansion à l’international. En parallèle, Synthésio, une entreprise spécialisée dans le Social Media Listening et l’analyse des discussions sur les réseaux sociaux des marques, a été rachetée par le groupe IPSOS (spécialiste leader français des études de marché et enquêtes d’opinion), à hauteur de 50 M€.

La veille de réputation en ligne constitue donc un marché à part entière. Marché qualitatif avant tout, il est nous permet d’affirmer que le social media listening est indispensable pour réussir. 

En conclusion

Nous l’avons compris, le marché de l’e-réputation a un bel avenir, notamment grâce à une communication digitale omni-canale. En effet, Facebook a par exemple clairement annoncé durant la conférence F8 en mai 2018 que les stories sont le canal de communication digitale de demain.


En bref, avec le développement de la télé Instagram (IGTV), Facebook (Facebook Watch), et l’avénement de TikTok (qui déploit depuis peu son format ads en France), il n’aura jamais été aussi simple pour une entreprise de reprendre les rênes de sa e-réputation !

A nouvelles tendances, nouveaux risques étudiés dans un prochain article !

Digitalement votre 🚀

Angéline

*sur un échantillon de 1150 personnes

Angeline_Poitout

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